"Cassis Aujourd'hui"

fac similé de la
lettre de l'IMEP (page 1)

fac similé de la
lettre de l'IMEP (page 2)

Lettre de Thierry TATONI et Errol VELA, scientifiques de l'Université d'Aix-Marseille III,

 à la suite de l'article sur Port-Miou publié dans le bulletin d'informations municipales "Cassis Aujourd'hui" d'octobre 2001

 

Université d'Aix-Marseille III
Faculté des Sciences et Techniques de Saint Jérôme
Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paleoécologie

Marseille, le 19 octobre 2001,

Suite à la parution du numéro 1 du bulletin d'informations municipales "Cassis Aujourd'hui" (octobre 2001), nous tenons à réagir à propos de l'article intitulé "Port-Miou, la calanque convoitée".

À la demande de M. Alain Vincent (Office national des Forêts), l'un d'entre nous (E.V.) accompagné de deux membres de la société Linnéenne de Provence est allé constater le 19 septembre 2000 sur le site de l'ancienne carrière SOLVAY à Port-Miou, la présence de travaux de déblaiement.

Dans un courrier datant du 20 septembre 2000 (joint en annexe), et adressé par e-mail à M. Vincent, les botanistes présents la veille sur le site ont porté à connaissance la présence dans l'ancienne carrière de Serapias parviflora, une espèce protégée d'orchidée. Il est fait part également de la destruction par les travaux à l'entrée du site d'une station de Aegilops triuncialis, une graminée qui, bien que rare dans les Calanques, ne bénéficie d'aucune mesure de protection.

C'est à la demande de M. Denis Godel (emphytéote des lieux), que nous sommes retournés le 18 novembre 2000, porter à connaissance de l'habitant la présence de l'espèce protégée sur son terrain.

Dans un courrier datant du 27 novembre 2000 (joint en annexe), et adressé sous forme imprimée à M. Godel, nous y précisons clairement "en date d'aujourd'hui, les travaux de nettoiement et de remodelage n'ont affecté aucune espèce protégée".

Or, dans l'article en question et paru en octobre 2001 dans le bulletin d'informations municipales de la ville de Cassis, nous pouvons lire à propos de M. Godel :

"Ses travaux de terrassement on directement provoqué la destruction définitive d'une plante rare et protégée, le serapia parviflora, comme l'ont constaté les experts botanistes du CNRS en septembre 2000 : "Cette plante a vu son habitat détruit par les travaux de déblaiement effectués à la pelle mécanique à l'entrée du site durant l'été."

Cette erreur manifeste, qui a pour conséquence de faire cautionner au CNRS une information erronée, doit être corrigée sans faute.

Au vu des éléments fournis en annexe et explicités dans la présente lettre, nous demandons à la rédaction de la revue Cassis Aujourd'hui", de faire paraître dans son prochain bulletin d'information, un errata rectifiant clairement les propos mettant en cause le personnel scientifique du CNRS.

Parallèlement à cette demande, notre lettre sera envoyée :

Thierry TATONI (Professeur) et Errol VELA (Doctorant)